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Annaba: S’ADAPTER OU DISPARAÎTRE - Le dilemme des petites entreprises familiales

Publié le 24/10/2016
Les deux ou trois associations pour la protection des consommateurs qui  n’ont pas encore obtenu leur agrément faute de local approprié rongent leur frein devant la situation actuelle vécue par les acheteurs, entre la volonté  de « consommer algérien » et la réalité du terrain qui ne se prête guère à l’application de ce slogan, d’après les déclarations de plusieurs personnes concernées par la création de ces associations,   des femmes en particulier. « On trouve souvent sur le marché des produits de consommation courante importés meilleur marché et de meilleure qualité que ceux fabriqués localement. Nos petites entreprises ne veulent pas se hausser au niveau de la concurrence »  regrette  une  candidate à la création d’une association qui devait citer un exemple des plus basiques. « Prenez les allumettes fabriquées localement. Le bois est de si mauvaise qualité et le phosphore si insuffisant qu’elles s’allument rarement, il faut faire  une dizaine d’essais pour en allumer une seule,  ou vous vous brulez les doigts » Un autre exemple est avancé, celui des sacs poubelles, autre  produit basique et de consommation courante « les sacs fabriqués localement sont moins résistants et plus petits que ceux importés, et  les prix sont les mêmes ». Les exemples ne manquent pas. Nous citerons, un autre exemple donné, mais dans le sens inverse, on lance un très bon produit, et on diminue ses qualités avec le temps, pour gagner plus ; plus rapidement. Celui de cette marque d’eau de javel qui avait fait un véritable carton au départ par sa haute qualité, très appréciée. Mais au bout de quelques mois, on a pu remarquer que le produit avait changé de texture, d’odeur, d’efficacité. Cette société, au lieu de se maintenir à son niveau et tenter de se développer,   avait tout simplement diminué ses performances du moment que la marque était maintenant très connue. Mal lui en prit, car d’autres entreprises sont aujourd’hui sur le marché, la forçant à reculer de plus en plus, et on la retrouve rarement dans le commerce. La réponse à cette  « stagnation » pour le moins surprenante de la part de certaines entreprises, surtout dans la conjoncture économique actuelle,  nous sommes allés la chercher auprès du directeur de l’industrie qui nous apprend que « malheureusement,  on trouve encore de nombreuses entreprises à caractère familial en particulier  héritées de père en fils, et les héritiers continuent à travailler comme leurs ainés, sans aucune volonté de s’améliorer, du moment  que l’affaire tourne plus ou moins bien ». Aucune velléité de modernisation, de développement, d’amélioration de leur production. De gros efforts d’information et de sensibilisations sont pourtant  fournis en permanence par cette institution et d’autres comme l’ANDPME  pour changer les mentalités et tenter de hisser ces petites entreprises aux normes afin de leur permettre d’arracher des parts de marchés plus importants concédés notamment aux industriels étrangers par le biais de l’importation ; rares sont celles qui  répondent à l’appel. « Seule l’émergence de nouvelles entreprises plus ambitieuses et plus agressives sur le terrain va  forcer ces petites sociétés  qui ne recherchent que la facilité et le gain rapide à s’adapter ou à disparaitre ». La machine est déjà en marche.

 lestrepublicain - 17 octobre 2016 - Farida H.

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