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Annaba: UN PHÉNOMÈNE INQUIETANT - La violence en milieu scolaire

Publié le 26/01/2014
Grève des enseignants, surcharge des classes, spectre des rapts d’écoliers, problèmes de cantines et de transports scolaires, manque de climatisation et chauffage dans les écoles. Tels sont les problèmes auxquels est confronté le nouveau ministre de l’Education nationale M. Abdellatif Baba Ahmed. A ceux-là s’ajoute un autre dossier épineux concernant la violence en milieu scolaire, auquel une attention particulière lui devra être accordée avant qu’il ne soit trop tard. « Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud », dit un célèbre proverbe. Le Cnapest, ce syndicat autonome a déjà tiré la sonnette d’alarme pour interpeller la tutelle afin de prendre des mesures urgentes pour lutter contre la violence en milieu scolaire. Quant aux parents d’élèves, ils sont inquiets du danger qui guette leurs enfants et ne savent plus où donner de la tête
Certains d’entre eux pensent que ce phénomène est étranger à notre société, d’autres trouvent que la situation est due plutôt à la décennie noire qu’a vécue notre pays. Celle –ci serait la cause principale de l’émergence de cette violence dans certains établissements scolaires, combien difficile à endiguer. « La violence engendre la violence. Si un élève est violent c’est qu’il a vécu dans un environnement hostile, à commencer par le milieu familial », nous dira avec regret un instituteur retraité qui souhaiterait voir ce phénomène disparaitre aussitôt que possible. « Que dirions-nous de certains élèves qui sont armés de couteaux et qui menacent tantôt leurs camarades, tantôt leurs enseignants soit pour leur soustraire des sommes d’argents ou d’objets de valeur, soit pour obtenir de bonnes notes. Ils cachent à la place des livres et cahiers leurs armes blanches et la drogue dans leurs cartables», a-t-il ajouté. Certes, ils n’ont jamais été exclus de l’établissement scolaire et la plupart d’entre continuent contre vents et marées de fréquenter le collège. « Qui a peur de ces potaches dont la place est dans les établissements de rééducation ou psychiatriques ? Combien de filles et garçons sont-ils victimes de cette violence à l’intérieur et dans et en dehors de l’école ? », s’est-on interrogé.
Cependant, il existe même des filles qui consomment certaines drogues et commettent sous l’emprise de ces produits dangereux et nocifs à leur santé, des actes de violence à l’encontre de leurs copines de classe ou leurs professeurs. Pour éradiquer ce phénomène, certains préconisent, y compris la Cnapest la sécurité dans les écoles c’est-à-dire le recrutement des agents de sécurité et la fouille. Mais la violence si elle a gagné le milieu scolaire, c’est que l’élève est déjà lui-même violent en dehors de son école. Donc, les parents sont les premiers responsables de l’éducation de leurs enfants ni plus ni moins. Quant à l’école, elle n’est aux yeux de certains psychologues qu’un substitut et n’a pas le rôle de police. « Pour ce qui est des premières mesures urgentes pour juguler, voir éradiquer ce phénomène, les enseignants et l’association des parents d’élèves ainsi que le chef d’établissement, devront mener une lutte sans merci contre la violence en milieu scolaire et sévir contre ceux ou celles qui portent atteinte à l’intégrité du corps enseignant et aux paisibles collégiens, d’abord par l’exclusion ensuite par le dépôt de plainte », a conclu un ancien directeur d’école primaire.    

lestrepublicain - 26 janvier 2014 - Nejmedine Zéroug

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