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Annaba: Le wali épingle le gérant du marché de gros - Marché d’intérêt national … sans intérêt ?

Publié le 21/05/2014

marche-de-gros-PH-AMINE-B-35Le marché de gros des fruits et légumes d’El Bouni continue à faire parler de lui. Devant les innombrables déficiences et dépassements enregistrés dans la gestion du marché, le wali d’Annabamenace de retirer sa régie au privé et la transférer à l’APC.

Dans une réunion, organisée la semaine écoulée, entre le premier responsable de la wilaya et le gérant du marché en question, ce dernier s’est vu prié de respecter les termes du contrat sous peine de le voir rompu à tout moment.« J’ai souligné clairement lors de la rencontre que les bénéfices engrangés par le gérant annuellement ne doivent pas être sans contrepartie. C’est à lui qu’incombent les tâches d’aménagement et de mise en condition du marché » a annoncé le wali lors de la session ordinaire de l’APW.Cette réaction vient dans un contexte de crispation parmi les mandataires et leur syndicat.

Les commerçants font de la pression

Les affiliés à l’UGCAA n’écartent pas le recours à une grève en cas de persistance de ce « rafistolage » qui caractérise les travaux de réhabilitation entamés depuis des mois. « Nous payons pour pouvoir travailler dans un cadre sain et correct. Or, le gérant prend l’argent mais ne fait rien pour honorer son contrat… » affirment-ils et parlent d’un « débrayage illimité jusqu’à la résolution de tous les problèmes dont nous souffrons ». Ainsi, les mandataires menacent à mots couverts de paralyser le secteur du commerce des fruits et légumesdetoutes les wilayas limitrophesapprovisionnées par le marché. « Sur les 130 millions de dinars octroyés par le ministère du commerce, nous n’avons aucune comptabilité sur son utilisation. Il y a une opacité totale et nous réclamons plus de transparence sur le suivi des travaux » ont revendiqué les commerçants.A relever que la construction du marché a nécessité 300 millions de dinars ce qui suggère le bien-fondé d’une énième réhabilitation alors qu’il est possible de construire un nouveau marché répondant aux nouvelles normes avec un coût nettement inférieur.Ils demandent ainsi à la Direction de la concurrence et les prix (DCP) de s’impliquer davantage dans les travaux de réhabilitation.Les autorités ainsi que le gérant du marché sont loin de sous-estimer les avertissements de l’UGCAA et le spectre de la grève de 2008 plane de nouveau.A rappeler que lors de cette grève, des garanties relatives à la réhabilitation du marché ont été données aux commerçants grévistes. A ce sujet, le P/APC de la commune D’El Bouni de l’époque a été saisi officiellement pour engager les travaux de réhabilitation et prendre les mesures qui s’imposent.
Le P/APC d’El Bouni ayant la charge de la réhabilitation du marché de gros (MIN) avait promis lors de cette réunion de travail d’entreprendre des travaux de réfection et d’améliorer les conditions de travail des commerçants ainsi que l’équipement du marché.

Un marché sans bascule…

Les mandataires activant sur les lieux, au nombre de 101, n’ont pas cessé, des années durant, de dénoncer la nette dégradation des conditions de travail. Les commerçants réclament une intervention rapide des autorités devant les amas d’ordures, la prolifération des rongeurs, la défaillance du réseau d’éclairage public ainsi que les infiltrations d’eau de pluie à travers la toiture. « L’instrument de base dans un marché, à savoir la bascule, n’est pas mis à notre disposition. Nous l’avons toujours réclamé mais le gérant est aux abonnés absents » a tempêté Rachid, mandataire depuis des années. Le laisser-aller qui règne est également rapporté par les membres de la section de l’Union Générale des Commerçants et Artisans Algériens (UGCAA)rattachés au marché. L’état dans lequel se trouve « un endroit aussi stratégique est absurde », selon nos interlocuteurs de l’organisme patronal. « La gestion est très mauvaise et il faut que les autorités se penchent sérieusement sur ce problème. Il y va de la santé des consommateurs » ajoutent-t-il. L’existence de rongeurs dont la fiente a toujours décoré les cageots des fruits et légumes n’étonne personne. L’aménagement qui n’a jamais été achevé est des plus décevants malgré les sommes injectées par les autorités.

Marché d’intérêt national … sans intérêt ?

C’est la première impression qui vient à l’esprit en constatant l’abandon et la négligence totale dont souffre l’endroit. Le marché qui comprend plus de 320 stands et 32 chambres froides doit être entretenu de manière irréprochable mais surtout sécurisé. Les méfaits de la bande d’Essaroukh sont encore dans les esprits des habitués du marché. Ce gang formé d’une dizaine d’éléments, récidivistes pour la plupart, faisait la loi durant des mois dans les environs du marché. Le chef de la bande, un certain « Esaroukh » (le missile), âgé de…15 ans, faisait dans le racket.
Les malfrats opéraient au niveau d’un virage particulièrement dangereux situé à proximité du lieudit “Bidari” ou à hauteur d’un passage à niveau où les camions chargés de fruits
et légumes sont obligés de  ralentir. Des dizaines de victimes ont été ainsi piégées et il a fallu l’intervention de la Gendarmerie nationale pour neutraliser les membres de la bande et le recours aux « Ninjas » pour appréhender leur chef.

Le wali mettra-t-il ses menaces à exécution ?

C’est l’attitude du gérant du MIN qui décidera de la suite des évènements. Toutefois, il y a lieu de se rappeler qu’à un moment donné, la gestion publique des marchés de gros à travers le pays a été évoquée. En 2010, le Conseil des participations de l’Etat (CPE) a projeté de créer une entreprise publique économique (EPE) chargée de gérer les marchés à caractère national. Cette entreprise aura pour première mission la récupération de ces marchés pour y assurer une gestion rigoureuse, transparente et viable. Cette décision a été prise suite aux différentes grèves ayant secoué l’ensemble de ces marchés. Le ministre du commerce de l’époque, H. Djaaboub, a dénoncé «la gestion de ces marchés par les privés intéressés uniquement par le gain facile a prouvé sa défaillance». Une opération de mise à niveau des marchés de gros a été programmée… sans suite.De ce fait, les autorités publiques ont toujours préconisé la substitution du gérant privé par celui public sans insister sur la rigueur du contrôle. « La gestion privée a des avantages à condition qu’elle soit rigoureusement contrôlée par des organismes compétents » a confié un cadre de la direction du commerce qui ajoute que «  la gestion publique accumule tous les inconvénients et ne peut être contrôlée de manière efficace ». Les membres de la section de l’UCGAA souhaitent, de leur côté, une implication totale de l’Etat : « Nous souhaitons que les autorités publiques prennent la direction du marché. C’est la seule solution possible pour ce sempiternel problème ».

Le provencial - 20 mai 2014 - Zarrougui Abdelhak

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Les Commentaires

Bonne réaction du Wali...MAIS...il faut agir de suite!.
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