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Annaba: Squatté par des barricades,des casiers et des chaises-Le stationnement chasse gardé des contrevenants

Publié le 18/08/2015
1Décidément on voit de tout à Annaba. C’est la ville par excellence où l’on fait fi de tout interdit, sans pour autant être réprimandé. Hier en fin de matinée (12H30MN), il n’y avait pas l’ombre d’un seul policier ou policière sur le Cours de la Révolution, côté de la BEA 44 et de la BNA.
Ce qui a résulté par un embouteillage indescriptible, dû au stationnement interdit de dizaines de véhicules de particuliers, devant les banques, la CNEP, et autres commerces. Devant l’énervement légitime de certains citoyens, nous avons dû alerter la sûreté de wilaya, pour signaler la catastrophe qui sévit sur le Cours de la Révolution, où se trouve notre siège. Malheureusement, notre intervention fut vaine, car aucun homme en bleu n’ a montré le bout du nez. Bien au contraire, la situation a pris beaucoup plus d’ampleur, par le passage d’un défilé assourdissant d’une dizaine de voitures et de grosses motos, roulant à toute vitesse sur le Cours de la Révolution. En voiture, il nous a fallu près d’une demi- heure pour parcourir deux cents mètres, de la grande poste à nos bureaux. Néanmoins, si l’on peut taxer cette situation de conjoncturelle, il n’en est pas de même pour ceux qui s’approprient de facto le stationnement devant leurs commerces, sans aucune autorisation de la commune. Au niveau de la rue Bénamiour Abdelkader (ex : Garibaldi), par exemple, tout un chacun squatte devant chez soi, y compris le fast food du coin, nonobstant les vendeurs informels des fruits et légumes qui imposent leur propre loi. Ces derniers, maintes fois délogés par l’ancien chef de service de la troisième sûreté urbaine, se sont allégrement réinstallés depuis son départ. La léthargie de son remplaçant n’a fait qu’empirer la situation où, l’une des rues des plus fréquentées de la Colonne, est carrément fermée à la circulation automobile, en l’occurrence l’artère Benouhiba(ex : Eugène François). Le même phénomène perturbe la circulation et le stationnement, parfois de nécessité absolue, au niveau de plusieurs rues du centre-ville. Tous les moyens d’empêchement sont bons pour s’accaparer l’espace devant chez  « soi ». Faute de New Jersey, à l’image de la Gendarmerie, de la Police et de l’Armée, qui bloquent la circulation et le stationnement à l’aide de ces véritables barricades, pourtant bannies depuis la levée de l’état d’urgence, les commerçants squattent les espaces qu’ils se sont réservés d’office, à l’aide de casiers vides et de chaises. Qui doit gérer ces manquements à l’ordre public, y compris ceux commis par ceux-là mêmes qui se doivent de les éradiqués ? En l’absence d’une autorité compétente qui se fait désirer, tout un chacun impose sa propre loi à Annaba. C’est à croire qu’on se trouve dans une véritable jungle, où la loi du plus fort devient « officieusement », non pas la meilleure mais de rigueur, car imposée de facto contre la volonté populaire. En effet, comment interpréter une dérogation à la règlementation en vigueur, promulguée par un arrêté communal, relatif à l’autorisation de stationner ? Et de surcroit, provenant de services de sécurité civile et militaire, qui ont drainé dans leur sillage tous les autres contrevenants, qu’ils soient commerçants ou autres…

Le Provencial - 16 Aout 2015 - OMAR TOUATI

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