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Annaba : ENTRE DE DÉSINTOXICATION DE BOUKHADRA - La thérapie, une utopie

Publié le 23/02/2016
Augmenter la taille de policeParmi les jeunes drogués qui poursuivent une thérapie de désintoxication au centre  spécialisé de Boukhadra, se trouve une dizaine de femmes âgées entre 45 et 75 ans, qui viennent pour le même motif, mais ces dernières sont droguées aux somnifères  utilisés sur de longues périodes à la suite de troubles du sommeil. En l’absence d’une spécialité médicale qui traite  cette pathologie,  les patientes concernées ont usé et abusé de ces sédatifs  qui finissent par ne plus avoir aucun effet.  Elles reviennent consulter à Boukhadra, où, d’après notre source, elles reçoivent de simples placebos  durant leur sevrage, particulièrement difficile au point où certaines doivent consulter au service psychiatrique   de l’EHS Errazi pour troubles mentaux. En ce qui concerne les jeunes drogués qui veulent en finir avec l’usage des stupéfiants, notre source révèle que rares sont les cas de réussite malgré tous les efforts des médecins, en raison notamment du fait que les thérapies mises sur pied ne sont pas suivies régulièrement par les patients « S’il y a une certaine volonté au départ, elle finit par baisser au fil du temps, et les jeunes accros reviennent fatalement à leurs habitudes.» Initiées  par les parents la plupart du temps, les séances de désintoxication  deviennent une corvée pour les  concernés  dont ils finissent par se lasser. Mais le plus important dans cette attitude, c’est le côté social de l’individu « qui ne change pas de milieu, garde  les mêmes fréquentations, et surtout reste inactif, car il s’agit pour la majorité de chômeurs qui trouvent  dans la drogue une échappatoire à leur quotidien ». Démunies en moyens et en spécialistes,  les rares associations qui s’occupent surtout de la prévention, ne peuvent faire grand choses pour eux, et l’action de désintoxication tombe à l’eau au bout de quelques séances. Rares sont ceux qui finissent par s’en sortir. Ajoutons que les jeunes ramenés par leur famille dans ce centre sont de plus en plus jeunes, et il s’agit parfois  de mineurs que les parents veulent sauver à tout prix de l’enfer de la drogue. « Il reste beaucoup à faire dans ce domaine, les médecins seuls ne peuvent pas grand-chose quand le patient ne trouve pas une écoute dans sa famille, un dispositif  de  soutien psychologique permanent, dans son quartier ou dans sa ville, ce qui est le rôle essentiel des associations. Parallèlement à sa cure, il doit percevoir une porte de sortie à sa situation, bénéficier d’une formation professionnelle avec au bout, une possibilité d’emploi, ce qui est pour lui une réhabilitation et une réinsertion dans la vie « normale ». Sinon, c’est la rechute  et la voie  ouverte vers toutes sortes de dérives.

lestrepublicain -
23 février 2016 - Farida H
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