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Une statue pour le déshonneur par El-Houari Dilmi La polémique enfle à propos de l'élévation d'une statue

Publié le 06/04/2024
Une statue pour le déshonneur par El-Houari Dilmi La polémique enfle à propos de l'élévation d'une statue martiale du général Marcel Bigeard à Toul (Meur-the-et-Moselle). Une statue pour le sinistre bourreau de milliers d'Algériens, et assassin de l'un des noms glorieux de la guerre de libération nationale Larbi Ben M'hidi. La statue sera érigée à Toul, une petite commune en Meurthe-et-Moselle, le 18 juin prochain, anniversaire de sa mort. Une partie des citoyens de sa région natale s'est élevée contre « l'hommage scandaleux » fait à un militaire qui a « déshonoré l'uniforme français ». Présenté comme le parangon du système de torture institutionnalisé durant la guerre d'Algérie, le bourreau sanguinaire aux mains tachées du sang des Algériens n'a jamais répondu de ses actes, jusqu'à sa mort en 2010. Connu pour être l'artisan de nouvelles techniques de torture sordides, Maurice Bigeard est ressuscité par les nostalgiques de « l'Algérie française », dans une énième insulte à l'Histoire et à la mémoire des milliers de victimes de la torture en Algérie. Des militants français des droits de l'homme ont dénoncé « les pires méthodes d'interrogatoires des prisonniers vietnamiens et algériens, il ne peut en aucun cas servir de modèle pour la jeunesse à cause des actes de torture commis durant la guerre d'Algérie ». Pour Alain Ruscio, spécialiste des guerres coloniales, Macron a employé le mot de « système ». « C'est un grand pas en avant par rapport à Sarkozy. La torture a été un système en Algérie ». Et alors que le dossier de la mémoire constitue la principale pierre d'achoppement dans les relations algéro-françaises, cette énième provocation puérile va encore allonger le long et sinueux chemin vers un apaisement des cœurs et des esprits entre l'Algérie et l'ex-puissance coloniale. Une relation d'autant plus tourmentée que le Quai d'Orsay qui vient de mettre « les pieds dans le plat » en autorisant des investissements au niveau des territoires occupés sahraouis, au mépris total du droit international.
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Une statue pour le déshonneur
par El-Houari Dilmi


La polémique enfle à propos de l'élévation d'une statue martiale du général Marcel Bigeard à Toul (Meur-the-et-Moselle). Une statue pour le sinistre bourreau de milliers d'Algériens, et assassin de l'un des noms glorieux de la guerre de libération nationale Larbi Ben M'hidi. La statue sera érigée à Toul, une petite commune en Meurthe-et-Moselle, le 18 juin prochain, anniversaire de sa mort. Une partie des citoyens de sa région natale s'est élevée contre « l'hommage scandaleux » fait à un militaire qui a « déshonoré l'uniforme français ».

Présenté comme le parangon du système de torture institutionnalisé durant la guerre d'Algérie, le bourreau sanguinaire aux mains tachées du sang des Algériens n'a jamais répondu de ses actes, jusqu'à sa mort en 2010. Connu pour être l'artisan de nouvelles techniques de torture sordides, Maurice Bigeard est ressuscité par les nostalgiques de « l'Algérie française », dans une énième insulte à l'Histoire et à la mémoire des milliers de victimes de la torture en Algérie.

Des militants français des droits de l'homme ont dénoncé « les pires méthodes d'interrogatoires des prisonniers vietnamiens et algériens, il ne peut en aucun cas servir de modèle pour la jeunesse à cause des actes de torture commis durant la guerre d'Algérie ». Pour Alain Ruscio, spécialiste des guerres coloniales, Macron a employé le mot de « système ». « C'est un grand pas en avant par rapport à Sarkozy. La torture a été un système en Algérie ».

Et alors que le dossier de la mémoire constitue la principale pierre d'achoppement dans les relations algéro-françaises, cette énième provocation puérile va encore allonger le long et sinueux chemin vers un apaisement des cœurs et des esprits entre l'Algérie et l'ex-puissance coloniale. Une relation d'autant plus tourmentée que le Quai d'Orsay qui vient de mettre « les pieds dans le plat » en autorisant des investissements au niveau des territoires occupés sahraouis, au mépris total du droit international.

Qui a tué Ben M'hidi ?
Arrêté en février 1957 , il est exécuté sans jugement par l'armée française durant la bataille d'Alger. Il est considéré comme un héros de la guerre en Algérie et son nom a été attribué à plusieurs lieux et édifices institutionnels.
Pourquoi Larbi Ben M'hidi est un héros ?
Larbi Ben M'hidi est "un exemple du jeune dirigeant perspicace qui a joué un rôle important dans l'adhésion des moudjahidine aux rangs de l'Armée de libération nationale (ALN) et la mobilisation dans l'action révolutionnaire", de par sa contribution à faire entendre la voix de la Révolution à l'intérieur et à l' ...
Larbi Ben M'hidi

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Larbi Ben M'hidi
Larbi Ben M'hidi
Mohamed Larbi Ben M'hidi
Naissance 1923
Ain M'lila, Aurès (Algérie)
Décès 4 mars 1957 (à 34 ans)
maquis dans une ferme à 20 km au sud d'Alger
Origine Drapeau de l'Algérie Algérie
Allégeance FLN
Arme Armée de libération nationale
Grade Chef de l'ALN
Années de service 1945 – 1957
Commandement Wilaya V
Zone autonome d'Alger
Conflits Guerre d'Algérie
Faits d'armes Batailles dans l'Oranie [réf. nécessaire]
Bataille d’Alger
Distinctions honneurs militaires
Cimetière des Martyrs
Hommages 1er novembre
20 août
Autres fonctions Membre fondateur du FLN
(1954)
Membre fondateur de la Zone autonome d'Alger
(1956)
Membre du CCE
(1956)
modifier Consultez la documentation du modèle
Mohamed Larbi Ben M'hidi (en arabe : محمد العربي بن مهيدي, en berbère : ⵎⵃⵎⵎⴷ ⵍⵄⵔⴱⵉ ⵓⵎⵀⵉⴷⵉ), né en 1923 à Aïn M'lila dans la wilaya d'Oum El Bouaghi et mort assassiné en 1957 à Alger, est un militant nationaliste algérien, membre du PPA, puis du MTLD1, un des fondateurs du FLN en 1954, puis combattant pendant la guerre d'Algérie (1954-1962). Arrêté en février 1957, il est exécuté sans jugement par l'armée française durant la bataille d’Alger2,3. Il est considéré comme un héros de la guerre en Algérie1 et son nom a été attribué à plusieurs lieux et édifices institutionnels.

Biographie
Enfance et formation

La maison de Larbi Ben M'hidi à Biskra.

Larbi Ben M'hidi dans les années 1930 avec ses amis (Larbi au milieu).
Cadet d'une famille rurale aisée4 de trois filles et deux garçons, il naît dans le village d'El Kouahi5 à Aïn M'lila (40 km au sud de Constantine) dans une famille Arabe originaire de la tribu hilalienne Ouled-Derradj6,7,8. Après une année à l'école primaire française, il part pour Batna où il obtient son certificat d’études primaires9, puis commence des études secondaires à Biskra. En 1939, il s'engage dans les rangs des Scouts musulmans algériens ; au bout de quelques mois, il devient chef de groupe scout.[réf. souhaitée]

Engagement politique

« Groupe des six », chefs du FLN. Photo prise juste avant le déclenchement de la Guerre d'Algérie, le 1er novembre 1954 (debout, de gauche à droite : Rabah Bitat, Mostefa Ben Boulaïd, Didouche Mourad et Mohamed Boudiaf. Assis : Krim Belkacem à gauche, et Larbi Ben M'Hidi à droite).
Ben M'hidi travaille ensuite comme comptable au service du Génie civil de Biskra pendant quelques mois, puis s'installe à Constantine et devient un militant très actif du Parti du peuple algérien (PPA)4.

Il est arrêté après les massacres du 8 mai 19454. Le PPA étant devenu clandestin après 19451, il adhère au Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD) et devient cadre de l'Organisation spéciale (OS)1. Lors du démantèlement de cette structure en 1950, il est de nouveau recherché1 et condamné par défaut à dix ans de prison4 pour « menées subversives et activité illégale »5.

Militantisme au FLN
En avril 1954, Ben M'hidi est l'un des neuf fondateurs du Comité révolutionnaire d'unité et d'action1 (CRUA) qui le 10 octobre 1954 transforment celui-ci en FLN et décident de la date du 1er novembre 1954 comme date du déclenchement de la lutte armée pour l'indépendance algérienne lors de la réunion du 25 juillet 1954 dans une modeste villa du Clos Salembier appartenant à Lyès Deriche. On lui confie la direction de l'Oranie (wilaya V à partir de 1956) qui est sa première responsabilité ; il l'organise efficacement malgré les difficultés5.

En 1956, laissant le commandement de la wilaya V à son lieutenant Abdelhafid Boussouf, il devient membre du Conseil national de la révolution algérienne (CNRA); il est proche des idées d'Abane Ramdane et de Krim Belkacem.

Engagement dans la bataille d'Alger
Nommé à la tête de la zone autonome d'Alger, il participe à l'organisation des premiers attentats dans la capitale (notamment ceux du 30 septembre 1956, dont l'attentat du Milk-Bar). En janvier, le gouverneur général Robert Lacoste lance la bataille d'Alger, confiant aux parachutistes du général Massu, les pouvoirs de police dans la Zone Alger-Sahel.

Larbi Ben M'hidi est arrêté le 23 février 1957 par les Parachutistes (la direction de la ZAA passe alors à son adjoint Yacef Saâdi, responsable militaire) ; refusant de parler, il est tué par un groupe de soldats français aux ordres du futur général Paul Aussaresses, dans la nuit du 3 au 4 mars 195710. En 2017, dans une interview au journal El Watan, sa sœur Drifa Ben M’hidi estime certaine que son frère a été dénoncé par ses compagnons d'armes11.

Réactions postérieures à sa mort

Arrestation de Ben M'Hidi lors de la bataille d'Alger le 23 février 1957.
Témoignage de Jacques Allaire
Dans le film documentaire d'Yves Boisset sur La Bataille d'Alger réalisé en 2006, le colonel Jacques Allaire, à l'époque lieutenant, qui avait arrêté Larbi Ben M'hidi en 1957, déclare à son sujet : « Si je reviens à l’impression qu’il m’a faite, à l’époque où je l’ai capturé, et toutes les nuits où nous avons parlé ensemble, j’aurais aimé avoir un patron comme ça de mon côté, j’aurais aimé avoir beaucoup d’hommes de cette valeur, de cette dimension, de notre côté. Parce que c’était un seigneur Ben M’Hidi. Ben M’Hidi était impressionnant de calme, de sérénité, et de conviction. Lorsque je discutais avec lui et que je lui disais: « Vous êtes le chef de la rébellion, vous voilà maintenant entre nos mains, la bataille d’Alger est perdue », et j’extrapolais un peu : « La guerre d’Algérie, vous l’avez perdue maintenant ! ». Il dit : « Ne croyez pas ça ! » Et il me rappelait les chants de la résistance (Le chant des Partisans) un autre prendra ma place. Voila ce qu’il m’a dit, mais ceci d'une manière sereine pas ostentatoire. C'est un homme qui est calme, serein, je ne peux même pas dire qu'il était inquiet, il avait déjà compris que la page était tournée pour lui parce que:... Que faire de Ben M'Hidi ? ... Que faire de Ben M'Hidi ? Nous nous avons d'abord longuement parler avec le colonel Bigeard et j'ai dit que Ben M'Hidi est un poisson trop gros pour nous, il faut le rendre, il faut le donner et le reste ce n'est plus notre problème, c'est à l’échelon supérieur de décider de ce que l'on pourra faire de Ben M'Hidi.

« Ben M’Hidi. Ça m’a fait de la peine de le perdre, parce que je savais qu’on ne le reverrait plus. Je subodorais. » « Je l’ai remis à l’État-major, et à une équipe qui est venue le chercher, et c’était la nuit, et bien que le règlement s’y oppose, je lui ai fait présenter les armes, parce qu’il faut reconnaître chez son adversaire la valeur et le courage. Et Ben M’Hidi était pour moi un grand monsieur et d’ailleurs son prénom, dans la résistance, c’était Hakim, qui veut dire : le preux. » « Après, il a été remis à la justice, dans un camp d’internement, et j’ai appris à travers la presse, les journaux, et tous les livres d’histoire que j’ai parcourus qu’il s’était suicidé dans sa cellule le 4 mars… » »12

Aveux de Paul Aussaresses

Arrestation de Larbi Ben M'hidi le 23 février 1957.
En 2001, dans son livre Services spéciaux, Algérie 1955-1957 (éditions Perrin), le général Aussaresses reconnaît avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide, de Larbi Ben M'Hidi, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, les faits étant commis avec l'assentiment tacite, selon lui, de sa hiérarchie militaire et d'un juge qui aurait lu le rapport sur le prétendu suicide avant que celui-ci ait eu lieu2.

Le 5 mars 2007, dans un entretien au quotidien Le Monde3, Aussaresses retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi, amené d'Alger dans la Mitidja, dans la ferme désaffectée d'un colon. Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L'un des hommes joue le rôle du supplicié pour vérifier que tout est au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui-ci refuse. Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu'à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s'y prendre à deux fois. La première fois, la corde casse.

Hommages
Héros national en Algérie1, il est enterré dans le « carré des martyrs » du cimetière d'El Alia, à Alger13. En son honneur, Marsa Ben M'Hidi, une commune de la wilaya de Tlemcen, porte son nom. Il en est de même de l'ex-village Morris, maintenant sous-préfecture dans la wilaya d'El Tarf, qui porte le nom Ben M'hidi.


Montre de Larbi au musée national du moudjahid d'Alger.
À l'instar de la rue Larbi-Ben-M'Hidi, une importante artère d'Alger (ancienne rue d'Isly), chaque ville d'Algérie a une rue portant son nom5, ainsi que différents établissements scolaires à travers le pays, l’université d'Oum El Bouaghi, et des plages de la ville de Skikda (anciennement plages Jeanne-d'Arc).

Sa vie a été adaptée au cinéma par Bachir Derrais dans le film Larbi Ben M’hidi, sorti le 4 mars 202414.
Aveux de Paul Aussaresses

Arrestation de Larbi Ben M'hidi le 23 février 1957.
En 2001, dans son livre Services spéciaux, Algérie 1955-1957 (éditions Perrin), le général Aussaresses reconnaît avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide, de Larbi Ben M'Hidi, dans la nuit du 3 au 4 mars 1957, les faits étant commis avec l'assentiment tacite, selon lui, de sa hiérarchie militaire et d'un juge qui aurait lu le rapport sur le prétendu suicide avant que celui-ci ait eu lieu2.

Le 5 mars 2007, dans un entretien au quotidien Le Monde3, Aussaresses retrace les dernières heures de Larbi Ben M'hidi, amené d'Alger dans la Mitidja, dans la ferme désaffectée d'un colon. Six hommes dont Aussaresses préparent l'exécution en passant une corde à travers un conduit de chauffage. L'un des hommes joue le rôle du supplicié pour vérifier que tout est au point. Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général. Un parachutiste veut bander les yeux de Ben M'hidi. Celui-ci refuse. Le soldat répond qu'il exécute un ordre. Ben M'hidi réplique qu'il est colonel de l'ALN et qu'il sait ce que sont les ordres. Sa demande sera refusée ; il sera pendu les yeux bandés et se taira jusqu'à la fin. Pour le pendre, les bourreaux vont s'y prendre à deux fois. La première fois, la corde casse.
le général Aussaresses reconnaît avoir procédé à l'exécution sommaire, par pendaison maquillée en suicide.

Aussaresses QUE LE BON DIEU TE MAUDIT EN ENFER!
Il est monté sur un tabouret, a passé sa tête dans le nœud et regarde les autres provoquant un fou rire général.

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Est-ce que la France respecte les droits de l'homme ?
La France est particulièrement engagée sur plusieurs thématiques : l'abolition universelle de la peine de mort, la lutte contre l'impunité, les détentions arbitraires et les disparitions forcées, le respect des droits des femmes, la lutte contre l'enrôlement d'enfants-soldats ainsi que la lutte contre les ...
laisser moi rire!

Quel est le premier pays des droits de l'homme ?
Droits de l'homme — Wikipédia
La première Déclaration des droits humains est celle de l'État de Virginie (États-Unis), écrite par George Mason et adoptée par la Convention de Virginie le 12 juin 1776 (appelée en anglais le Bill of Rights américain).
Après avoir fait un massacre de génocide contre:

Les autochtones d'Amérique constituent les peuples qui habitaient les Amériques avant la colonisation européenne, ainsi que leur descendance. Les termes Amérindiens, Indiens d'Amérique et Indiens sont toujours utilisés pour les désigner, mais sont controversés au Canada.
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